Forum Femme et Démocratie

Le forum et démocratie de la Ligue des Electeurs lance ses activités relatives à la commémoration de la journée internationale de la femme et du mois de la femme . Répondant à une de ses missions, l’encadrement de la femme et de la jeunesse, deux grandes activités ont marqué cette manifestation le 7 et le 8 mars respectivement à l’institut BAMBU I MASINA et à MALUKU avec les MAMANS ADAMA et les élèves de l’institut MALUKU . Près de 700 élèves filles et garçons étaient au rendez-vous à l’institut BAMBU I et 120 femmes et élèves filles à MALUKU. En dehors des activités récréatives (football) à Maluku, deux temps forts ont marqué ces deux activités :

1.l’historique, l’importance et le sens de la journée du 8 mars couplés aux thèmes international « Investir dans la femme et la jeune fille », national « Investir dans la paix et la justice pour l’autonomisation et la protection de la femme et de la jeune fille » et même local « l’importance de la formation et de l’instruction pour la jeune fille » au regard des réalités locales vécues. 2.l’expression des préoccupations des participants.

Abordant la question relative à l’historique de la journée du 8 mars, Mme Pélagie Makiedika, responsable du forum femme et Démocratie de la Ligue des Electeurs a essayer de ramasser de manière globale la condition de la femme à travers les âges, entachées des inégalités, des discriminations , des préjugés négatifs ; des stéréotypes et autres considérations réduisant la femme au statut de perpétuel enfant. Elle ensuite évoqué la lutte des femmes et la prise de conscience des nations unies partant de la conférence de Mexico en 1975, celle de Copenhague en 1980, Nairobi en 1985 et Beijing en 1995 pour enfin aboutir à la proclamation par les Nations Unies de la date du 8 mars comme journée internationale de la femme en 1975 rappelant ainsi la marche des femmes travailleuses de la textile de New York en 1908. Depuis lors, des évaluations sont faites pour analyser les progrès enregistrés dans le cadre de la reconnaissance des droits de la femme qui constitue en soi un défi à relever chaque année par chaque Etat et par la communauté internationale.

Ainsi donc , des thèmes retraçant les préoccupations majeures des femmes tant au niveau international , national que local sont choisis.

En ce qui concerne la R.D. Congo ; le thème national est : « Investir dans la paix et la justice pour la protection et l’autonomisation de la femme et de la jeune fille . » Le choix de ce thème tombe à point nommé avec la situation de notre pays qui prennent la violence faite à la femme comme arme de guerre . C’est ici l’occasion pour la femme congolaise d’interpeller la conscience des dirigeants nationaux et de la communauté internationale sur non seulement les affres de la guerre et toutes les conséquences qui pèsent et continueront à peser sur les victimes des violences mais ; sur la condition ou situation globale de la femme ; car la paix ne veut pas dire simplement une absence de la guerre ou des armes. La véritable Paix consiste à être en harmonie avec soi-même , avec les autres , avec sa communauté ou son environnement. La femme et la jeune fille ne sauront participer à la construction de la paix et au développement social et économique sans passer par la formation et l’instruction ; unique voie vers l’autonomisation. Des efforts doivent être fait au niveau du gouvernement pour promouvoir cette culture de la paix et de la justice. Mettre sur pied un programme d’alphabétisation des adultes et rendre effectif la gratuité des enseignements au niveau primaire tel contenu dans la constitution.

Le deuxième temps fort fut marqué par l’expression des différentes préoccupations des participants dont les principales se résument dans : 1.la place et le rôle de la femme dans la lutte pour la reconnaissance des droits ; 2.les résultats de la lutte des femmes et de son image dans les pays musulmans ; 3.la peur de la perte de l’identité culturelle africaine et des valeurs chrétiennes au profit des considérations et mouvements internationaux ; 4.les effets /conséquences des revendications des femmes sur la société ; 5.la féminisation de la pauvreté et le taux élevé d’analphabétisme chez la femme congolaise en général et la femme rurale en particulier qui constituent les causes de son manque d’épanouissement et bloque sa participation effective au développement économique et social du pays principalement dans les instances de prise des décisions. Les deux activités se sont clôturées par des éloges faits à la femme et le défis qui lui est lancé de construire son image à travers des expressions telles : « La femme est une marque déposée, un produit fini, couronnement de la création et par conséquent un être précieux aux yeux de son créateur. » Un e autre voie demande à la femme d’être elle –même et savoir se battre pour son identité et ne pas attendre l’homme qui du reste a peur de se voir dépouillé. Ainsi, les deux directions de l’institut Bambu1 et des mamans ADAMA souhaitent que d’autres activités soient animées sur des thèmes comme le Genre et les Violences faites à la femmes etc…

Fait à Kinshasa, le 10 mars 2008

Mme Julie OCHANO ZENGA,

Secrétaire Exécutif Adjointe

Ligue des Electeurs